GRUISSAN d'AUTREFOIS
Notre-Dame de l'Assomption de Gruissan fut d'abord une église fortifiée,
Probablement construite au XIVe siècle, voire au XIIIe siècle, l’église
ce dont témoignent encore au XXIe siècle plusieurs meurtrières conservées dans leurs dimensions d’origine, d'autres ayant été élargies pour laisser pénétrer la lumière.
Elle abrite un tableau de Jacques Gamelin, peint en 1797, qui représente saint Pierre, patron des pêcheurs.
Cette toile fut exécutée sur commande de la municipalité pour célébrer la mémoire de trente-deux pêcheurs gruissanais qui périrent lors d’un terrible accident le 10 ventôse an V.
La nef à quatre travées est surmontée d'une charpente apparente soutenue par « des arcs diaphragmes très massifs retombant
par l'intermédiaire d'impostes sur des piédroits massifs », tandis que le chœur de l’église est voûté d’ogives, de même que la chapelle latérale.
Cette chapelle, consacrée à la Vierge, fut créée au milieu du XIXe siècle sur l’emplacement de l’ancien porche d’entrée de l’église.
Elle accueille trois statues en bois : au centre, une Vierge à l’Enfant, entourée à sa droite d’un saint Joseph et à sa gauche d’un saint Dominique.
Le maître-autel est coiffé d’un baldaquin composé de six colonnes en marbre rose de Caunes-Minervois, de dimensions particulièrement imposantes, son sommet atteignant presque celui des voûtes, qui furent exhaussées pour l’occasion en 1787. Don d’Arthur Richard Dillon, seigneur de Gruissan et dernier archevêque de Narbonne, ce retable a ensuite été remanié après la Révolution et notamment complété d’une statue en bois polychrome représentant l’Assomption de Marie.
Le clocher de l’église est une ancienne tour de guet du village fortifié.










Le castrum de Gruissan est mentionné pour la première fois en 1289.
L'église n'est mentionnée qu'en 1445 Cette église, construite avec très peu de moyens subit des restaurations importantes à la fin du 18e siècle. Le clocher fut réparé en 1718 et 1740. En 1787, les voûtes du chœur furent exhaussées et la porte méridionale fut transférée dans le mur nord. Une chapelle dédiée à la Vierge fut construite sur cet emplacement.
En 1840, les gradins taillés dans le roc de l'église furent abandonnés pour une nouvelle tribune en U au fond de la nef. La nef unique de quatre travées est couverte d'une charpente reposant sur des arcs diaphragmes très massifs retombant par l'intermédiaire d'impostes sur des piédroits massifs. Le chœur à fond plat est voûté d'ogives de section rectangulaire.
Le clocher sur plan carré s'élève contre la façade occidentale. L'entrée nord est protégée par un porche. L'édifice est épaulé par des contreforts et les fenêtres, simples ouvertures étroites, donnant dans la nef et le fond du chœur ne dispensent que peu de lumière.
Cette église fut construite avec peu de moyens. La nef unique est charpentée
mais le chevet n'est pas établi sur le plan polygonal habituel
